Les frites, version diététique

S’il est un plat qui sonne gras, ce sont les frites ! Riches en matières grasses apportant leur lot de calories ainsi qu’en sel, ayant un impact délétère reconnu sur le système cardiovasculaire, elles ont mauvaise presse. Et pourtant, on ne cesse de les consommer : au restaurant avec un tartare, au fast food avec un hamburger ou à la maison, avec une pièce de boeuf cuite à point. Des plus petits aux plus grands, elles font l’unanimité !

Alors pourquoi s’en priver ? Si leur version traditionnelle est riche en énergie, en matières grasses et en sodium, il suffit de modifier leur mode de cuisson pour les réhabiliter parmi les aliments sources de glucides complexes, à consommer au même titre que les pâtes, le riz ou la semoule.

frites

La première astuce réside dans un appareil révolutionnaire capable de rendre vos bâtonnets de pommes de terre aussi croquants qu’après un passage dans l’huile de friture : l’Actifry de Seb. Cette machine nouvelle génération est simple d’utilisation : il suffit de laver, d’éplucher et de découper les pommes de terre en bâtonnets de votre taille préférée puis de les disposer dans l’appareil avec une cuillère à soupe d’huile pour l’ensemble de la préparation. Attendez une petite heure et les frites sont prêtes ! Vous pouvez également cuisiner des pommes de terres noisettes, des légumes, des aiguillettes de canard ou de poulet et même quelques desserts. Les utilisations sont multiples et la réussite au rendez-vous !

Pour ceux n’ayant pas acquis ce précieux allié, une cuisson au four permet de diminuer considérablement la quantité d’huile ajoutée pour la cuisson. Suivez le guide !

INGREDIENTS (POUR 4 PERSONNES)

  • 800g de pommes de terre bio
  • 2 cuillères à café d’huile d’olive
  • Herbes de provence
  • Paprika

PRÉPARATION

  • Epluchez et coupez les pommes de terre en bâtonnets
  • Dans un sac de congélation, mélangez les pommes de terre, le paprika, les herbes de Provence et 2 cuillères à café d’huile
  • Laissez macérer puis disposez-les dans un plat légèrement huilé
  • Enfournez 1h à 180° en retournant les frites à mi-cuisson

Astuces : afin de diminuer le sel sans rogner sur le goût, pensez à utiliser les herbes aromatiques et épices, comme dans cette recette.

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Faire les bons choix à la crêperie

Fleuron de la gastronomie bretonne, les crêpes ont investi les cuisine de France, du nord au sud. Plat chéri des enfants, les crêpes ont aussi convaincu leurs parents. Conviviales, chaleureuses, rapides et économiques, les soirées crêpes se font la part belle lors des dimanches en famille ou des repas entre amis.

Seule ombre au tableau : leur mauvaise réputation nutritionnelle. A tort ou à raison, tout dépend de la garniture que vous choisissez.

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Alors pour ne garder que le meilleur de ce plat fard, suivez le guide :

  • Privilégiez les recettes de pâtes simples : farine, oeuf, lait, jus et zeste de citron, vanille, fleur d’oranger et évitez l’ajout de bière, rhum, sucre et matières grasses
  • Limitez-vous à 2 ou 3 crêpes afin d’éviter la surcharge en farine à l’origine d’un excès de glucides complexes sur le repas entraînant une sensation de lourdeur en fin de repas : 1 salée et 1 sucrée
  • Evitez les garnitures de charcuterie
  • Privilégiez les garnitures plus légères : légumes type épinard, jambon blanc, oeufs, bacon, viande des grisons, viande de boeuf hachée, saumon frais ou fumé,…
  • Limitez le fromage à 1 portion par crêpe (soit 1/8 de camembert ou 2 cuillères à soupe d’emmental râpé ou de parmesan)
  • Privilégiez les fameuses crêpes au sucre, à la confiture ou à la compote, à leurs consoeurs plus riches (caramel, chantilly ou associées à des boules de glaces)
  • À la maison, huilez légèrement la casserole à l’aide d’un sopalain ou utilisez une poêle anti-adhésive
  • À la crêperie, demandez au cuisinier de ne pas ajouter de noix de beurre au moment de servir

Et pensez à investir dans un appareil à crêpes afin d’inviter la convivialité à table tout en invitant les enfants à participer eux-mêmes à la préparation de leur repas !

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Mangez épicé !

Les épices sont particulièrement riches en goût. Une pincée suffit à relever tous vos plats tout en diminuant l’ajout de matières grasses et de sel. Votre tension artérielle et votre ligne vous remercient ! Curry, cannelle, cumin, curcuma… elles se déclinent au salé comme au sucré pour apporter à vos préparation une touche personnalisée à moindre coût énergétique ! La cuisine française se distingant par sa pauvreté en épice par rapport aux cuisines orientales et asiatiques, nos estomacs sont peu habitués à ces saveurs épicées. Prenez donc le temps de les intégrer progressivement afin d’éviter tout trouble digestif. Votre tube digestif va apprendre progressivement à se mettre au diapason de vos préférences alimentaires.

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Outre ses qualités gustatives, elles regorgent également de bienfaits nutritionnels. Vous faîtes du bien à vos papilles mais aussi à votre corps.

Voici quelques épices qui ont tout pour elles :

  • la cannelle est antioxydante
  • le piment d’Espelette favorise la circulation sanguine et le transit
  • la muscade lutte contre les ballonnements
  • le curcuma régule les troubles digestifs
  • le clou de girofle soulage les rhumatismes et lutte contre les infections urinaires

Alors n’hésitez plus à colorer vos plats grâce à ces alliés santé : une pincée de cannelle dans votre compote, de la muscade dans vos épinards, un soupçon de piment dans votre bouillon… Mille et unes possibilités s’offrent à vous, à vous de laisser parler votre imagination !

Et si on troquait son habituel petit-déjeuner contre une version salée ?

Le petit-déjeuner français se prend sucré. Du chocolat chaud de notre enfance au pain beurre d’aujourd’hui, notre culture nous oriente naturellement vers des notes sucrées pour commencer la journée du bon pied. Pourtant, les pays nordiques l’ont bien compris, un petit-déjeuner salé est capable de ravir tout autant vos papilles sans pour autant accumuler les calories.

Alors pourquoi ne pas se laisser aller au changement et remplacer son immuable petit-déjeuner continental par son grand frère du nord. Le temps d’un week-end ou tous les jours, laissez-vous tenter par le changement et ainsi adoucir le bruit strident du réveil par un vent de nouveauté !

photo PDJ salé

Afin que le petit-déjeuner salé n’ait rien à envier au sucré, les 3 éléments constitutifs d’un repas équilibré doivent se trouver dans votre assiette :

  • Une boisson chaude, non sucrée de préférence (thé ou café)
  • Un produit céréalier, complet de préférence afin de vous rassasier jusqu’au repas suivant
  • Un produit laitier (fromage, yaourt, fromage blanc,…) pour faire le plein de calcium et de protéines

N’hésitez pas à apporter votre touche avec quelques extras : fruits frais ou jus de fruit 100% pur jus, confiture ou miel, beurre frais ou huile d’olive extra vierge,…

Et pour l’occasion, ajoutez des aliments que vous réservez habituellement aux autres repas : légumes (tomates, avocats, radis, concombre,…) pour un peu de fraîcheur, viande et charcuteries légères (jambon, viande des grisons,…) ou encore poisson fumé.

La règle d’or reste la même : soyez à l’écoute de votre corps. Il est votre meilleur allié pour équilibrer vos apports à vos dépenses, alors faîtes lui confiance !

Pour des inspirations gourmandes et salées à croquer au saut du lit, suivez le guide :

  • Comme les allemands : une tranche de pain noir allemand, dense et rassasiant recouvert d’une légère couche de fromage frais type Carré frais, de sel et de poivre. Libre à vous de l’agrémenter de tomates coupées en rondelles, de jambon découenné et dégraissé, de tranches de concombre ou de radis ou encore d’une purée d’avocat rehaussée d’une pointe de piment doux.
  • Comme les anglais : un muffin complet + une omelette agrémentée de quelques tranches de bacon grillées + 1 thé vert + 1 cottage cheese à base de lait demi-écrémé assaisonné d’une pointe de sel et de poivre noir
  • Comme les suédois : quelques Krisprolls complètes recouvertes de cream cheese mélangé à des brins de ciboulette et des grains de poivre noir moulu associés à des fines tranches de saumon fumé sauvage. Un demi jus de citron vert sur les tartines, l’autre dans un thé vert détox et le tour est joué !

Alors n’hésitez plus à varier en faisant quelques infidélités à votre petit-déjeuner habituel, vous n’en serez que plus heureux de le retrouver !

Recette : Nouilles asiatiques, l’Asie dans votre assiette

La gastronomie asiatique ne bénéficie pas de la meilleure presse pour ce qui est de la légèreté et de l’équilibre alimentaire. Pourtant, riche d’épices et d’herbes, elle permet d’éviter le surplus de matières grasses souvent nécessaire pour rehausser le goût d’un plat pauvre en saveur. Si les beignets et autres fritures ont la part belle en Asie, les pad thai et autres plats de nouilles sauront satisfaire les gourmands comme les adeptes d’une cuisine saine. Il est temps de renouer avec cette gastronomie qui réveille les papilles.

Suivez le guide.

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INGREDIENTS POUR 6 PERSONNES

  • 500gr de nouilles
  • 1 jus de citron
  • 3 poivrons rouges
  • 3 carottes
  • 50g de champignons noirs séchés
  • 1 kg de crevettes cuites
  • 1 bouquet de persil
  • Quelques bruns de coriandre
  • 2 gousses d’ail
  • 3 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
  • 2 feuilles de laurier
  • 8 échalotes ou 4 échalotes longues
  • 2 à 3 cuillères à café de gingembre frais
  • 1 gouttes d’huile piquante, type pizza
  • 5 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 4 cuillères à café de sauce soja non sucrée
  • 1 cuillère d’huile de colza ou tournesol ou arachide
  • 1 cuillère à café de nuoc-mâm
  • 1 cuillère à café d’huile de soja
  • Sel
  • Poivre

PREPARATION

  • Faire tremper les champignons noirs dans un grand bol d’eau
  • Laver et ciseler la coriandre et le persil
  • Laver les poivrons et les découper en dès
  • Laver et éplucher les carottes puis les couper en lamelles grâce à un économe
  • Retirer la carapace des crevettes et les couper en deux
  • Raper le gingembre
  • Emincer l’échalote et ôter la peau de l’ail
  • Faire chauffer une cuillère à soupe d’huile dans un faitout et y jeter l’ail et l’échalote
  • Ajouter 10cl d’eau, de bouillon ou de vin blanc ainsi que les feuilles de laurier
  • Lorsque l’eau s’est évaporée, remuer jusqu’à faire roussir les échalotes puis ajouter le vinaigre balsamique
  • En continuant de remuer, incorporer les carottes, les poivrons, les herbes, les champignons, le gingembre et l’huile piquante
  • Ajouter l’huile, le soja, le nuoc-mâm, le citron et le poivre et faire revenir 5 minutes
  • Faire cuire les nouilles chinoises dans une casserole d’eau bouillante puis les égoutter
  • Ajouter les pâtes asiatiques à la préparation
  • Déguster

Le juste prix des produits

Vous n’avez pas pu passer à côté de la révolte du monde agricole. En moyenne, la France perd 26m2 de terres agricoles par seconde soit plus de 82 000 hectares en moins chaque année. Et pourtant, si la gastronomie française fait partie du patrimoine immatériel de l’Humanité valorisé par l’Unesco, la qualité de ses produits du terroir y est pour beaucoup.

Et si la solution pour remédier à cette mort annoncée résidait précisément dans cette spécificité qui a fait notre renommée internationale : la qualité organoleptique et nutritionnelle de nos produits ?

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A l’ère de la production industrielle, la pression des distributeurs a poussé les agriculteurs à baisser continuellement leurs prix au détriment des qualités du produit final qui, à force d’être pressé, n’a plus conservé d’authentique que son nom. Les volailles élevées en batterie ont perdu leur saveur, les légumes sous serre, leurs couleurs et les fromages pasteurisés, leur odeur. Mais ce mode de production semble avoir atteint ses limites. Le coût du travail de nos voisins européens fait de leurs produits en séries des concurrents contre lesquels la lutte est vaine.

Dans ce contexte, certains agriculteurs ont pris le risque de troquer la quantité contre la qualité. Les élevages en batteries ont laissé place à des fermes de taille raisonnée où les animaux sont choyés afin de préserver toutes leurs qualités nutritionnelles et gustatives pour enchanter les papilles des palais les plus gourmands, prêts a dépenser parfois un peu plus pour manger tellement mieux.

Car peut-être aurions-nous tout à gagner à manger en plus petites quantités des aliments de meilleure qualité ?

Si nous mangeons trop, c’est aussi parce que les aliments ont perdu en partie leur saveur. Il nous en faut donc plus pour éprouver la même satisfaction. Cet excès entraîne un stockage et perturbe les mécanismes de régulation de notre corps.

Une tranche de coppa corse, un morceau de beaufort au lait cru des montagnes, des tomates cerises sauvages, du bar de ligne, des légumes bios ayant poussé sous les seuls effets du soleil, une cuisse de poulet fermier, une pointe de crème fraîche d’Isigny,… Autant de produits qui réveillent des souvenirs, invitent au voyage et laissent présager de délicieuses dégustations.

Les producteurs qui font le choix de valoriser leur savoir-faire et leur spécificité peuvent ainsi fixer leur prix loin de la pression exercée par les distributeur et proposer ainsi un coût leur permettant de vivre de leur production tout en nous offrant la possibilité de nous régaler en solo, en duo ou entre amis.

Et si l’avenir, c’était justement de retrouver ce plaisir de produire pour les uns, de savourer pour les autres ?

 

Faire les bons choix à la pizzeria

La pizzéria est souvent l’alliée de vos pauses déjeuner entre collègues ou entre amis. Et pourtant, les repas pris dans ces restaurants italiens riment souvent avec excès et après-midi difficile à lutter contre la fatigue née des efforts de digestion supplémentaires requis par ces plats gras.

Pizza margarita

Malgré tout, votre bonne volonté ne sera pas automatiquement suffisante pour faire dévier les envies de vos collègues vers des plats plus légers. Alors comment vous adapter à ce type de restaurant ?

Suivez le guide pour concilier équilibre et plaisir lors des repas pris dans une pizzéria :

  • De manière générale, les pizzas les plus simples sont aussi les plus légères (et souvent les meilleures, ne gardant que l’essentiel sans s’encombrer du superflu), la Margarita en tête
  • Evitez les garnitures de charcuterie (autres que jambon blanc, ou éventuellement cru) et de fromages variés (comme la 4 fromages, source de matières grasses saturées et de sel)
  • Privilégiez la pâte fine (emblème des meilleures pizzas au monde, les pizzas napolitaines !) aux pâtes épaisses types pan, plus lourdes et donc plus riches
  • Arrêtez-vous quand vous n’avez plus faim et demandez au serveur de retirer votre plat (ou de vous mettre le reste dans un boîte à emporter) afin de ne pas vous laissez tenter par mimétisme plus que par envie.
  • Trouvez si possible un partenaire afin de partager avec lui 1/2 pizza et 1/2 salade
  • Accompagnez votre repas d’eau plate ou gazeuse (en privilégiant la Salvetat et la San Pelegrino, pauvres en sodium)
  • Faîtes l’impasse sur le dessert qui apportera un surplus d’énergie superflu après une pizza qui comble déjà vos besoins pour affronter sereinement une après-midi de travail

Désormais vous savez comment affronter sans fausses notes un repas à la pizzéria !