Réussir la diversification alimentaire de son bébé : les premiers pas de 4 à 9 mois

Que l’on est opté pour un allaitement maternelle ou au biberon, la question de la diversification alimentaire se pose de la même manière pour toutes les jeunes mamans : quand et comment introduire les aliments solides au sein de l’alimentation exclusivement lactée de mon enfant ? Comment l’amener à accepter ces nouvelles saveurs afin de le conduire vers une alimentation diversifiée et équilibrée ?

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Quand commencer ?

La diversification alimentaire doit commencer entre 4 et 6 mois en fonction de l’appétence de votre nourrisson et de vos envies. Commencer plus tôt favorise le risque de développer des allergies alimentaires, débuter plus tard rend plus difficile le passage du liquide au solide.

Malgré l’introduction des aliments solides, le lait, maternelle ou infantile, doit rester à hauteur de 500ml par jour. Ces quantités doivent être adaptées aux besoins et aux demandes du bébé. N’oublions pas qu’un enfant est capable de se réguler à la calorie prêt et que chaque nourrisson à des besoins spécifiques. Laissez le vous guider vers son équilibre. S’il termine ses biberons pendant une semaine, n’hésitez pas à augmenter la quantité de lait de 30ml par biberon.

Par quels aliments commencer ?

Il est préférable d’introduire les légumes avant les fruits, les papilles de bébé étant naturellement plus réceptives aux saveurs sucrées qui risquent donc de reléguer les légumes au second plan. Après une à deux semaines, l’idéal est d’associer les deux (légumes au déjeuner et fruits au gouter par exemple). Ne désespérez pas si votre nourrisson ne semble pas apprécier ces nouvelles saveurs, la nouveauté n’est pas toujours synonyme d’entrain mais peut également suscité des réticences. Armez vous de patience afin de proposer chaque aliment au minimum 5 fois afin de la classer dans la catégorie des dégouts alimentaires de votre enfant. Puis réessayez quelques mois plus tard. A cet âge votre enfant est en perpétuel changement et ses gouts également.

Privilégiez les fruits et légumes bios et bien mures, plus digestes pour le tube digestif encore immature de votre bébé. De la même manière, n’hésitez pas à allonger les temps de cuisson afin de faciliter la digestion. La cuisson vapeur, notamment à l’aide d’un baby cook, est à privilégier car elle permet de conserver un maximum de vitamines et minéraux.

Afin d’optimiser votre temps passé en cuisine, optez pour la surgélation de vos petits pots maisons (de préférence en verre).

Inutile à cet âge de surexciter les papilles gustatives par l’ajout de sel et autres agents de saveurs. Laissez bébé profiter pleinement des saveurs brutes des végétaux afin de développer son palais.

De 4 à 6 mois : les premiers pas vers la découverte de nouvelles saveurs

Les purées et compotes doivent être très bien mixées (texture lisse) et allongées avec de l’eau ou du lait afin de faciliter leur appréciation par bébé

Exemple de journée type :

  • Petit déjeuner : 1 biberon de lait 1er âge ou une tétée
  • Déjeuner : 60g de purée de légumes verts tendres comme les haricots verts, les épinards ou les brocolis (pas de féculents type pomme de terre, patate douce, riz… ) + 1 biberon de lait
  • Goûter : 1/2 fruit cuit bien mixé (pas de fruits rouges ou de fruits exotiques, trop allergisants) + 1 biberon de lait
  • Dîner : 1 biberon de lait

Quelques astuces pour réussir cette entrée en matière : si bébé refuse la cuillère, vous pouvez mélanger quelques cuillères de purée ou de compote bien lisses dans son biberon en augmentant progressivement les quantités. Il est préférable d’introduire les fruits et légumes un par un afin que bébé puisse découvrir distinctement chaque nouvelle saveur.

De 6 à 9 mois : de l’introduction à la diversification 

Les féculents dont les pommes de terre, les protéines (viande, poisson et oeuf) ainsi que les herbes aromatiques (thym, estragon, persil,…) entrent en scène.

La texture reste lisse mais un peu plus épaisse en fonction des goûts de bébé. Vous pouvez proposer un peu d’eau à votre enfant entre les repas ou la nuit afin de supprimer le biberon nocturne s’il est toujours présent.

Exemple d’une journée type :

  • Petit-déjeuner : un biberon de lait deuxième âge ou une tétée
  • 200g de purée de légumes mélangés avec un féculent (pomme de terre ou patate douce) avec 1 cuillère à soupe rase de protéine type poisson, viande ou oeuf dur avec 1 cuillère à café d’huile végétale (en privilégiant les huiles d’olive et de colza) ou de beurre doux + 1 biberon de lait 2ème âge
  • Goûter : 1 fruit cuit bien mixé + 1 biberon de lait 2ème âge OU 1 yaourt nature OU 2 petit suisse natures
  • Dîner : 1 biberon de lait 2ème âge éventuellement additionné d’une à deux doses de céréales bios

OU 100g de purée de légume et pomme de terre + 1 biberon de lait 2ème âge

Astuce : n’hésitez pas à ajouter une à deux doses de céréales dans les biberons des bébés sujets aux reflux afin d’épaissir le lait (particulièrement dans le biberon du dîner).

Pour la poursuite d’une diversification réussie, rendez-vous dans un prochain article !

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La bonne idée végétale : les carpaccios de légumes

Les carpaccios se déclinent en version végétale. Les légumes se substituent au boeuf et au poisson cru pour nous délivrer tous leurs bienfaits dans leur version crue, épargnée des pertes vitaminiques causées par la cuisson.

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Ces carpaccios se partagent à l’apéritif pour une note gourmande et légère ou en entrée, pour un début de repas coloré, croquant et plein de saveurs. 

Si les assaisonnements sont multiples, l’ustensile de base reste le même : une mandoline (ou un couteau aiguisé dans une main habile).

Les légumes les plus souvent utilisés en carpaccios sont les concombres, les courgettes, les radis roses et noirs, les fenouils, les navets ou encore les tomates. N’hésitez pas à sauter l’étape épluchage pour un légume qui croque sous la dent et qui a conservé tous ses minéraux naturellement présents dans la peau. Privilégiez les légumes bios afin de ne garder que les meilleurs : les minéraux sans les pesticides. 

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A vous de varier les plaisirs en essayant différentes associations pour des assiettes graphiques et savoureuses.

Les assaisonnements sont multiples : citron, poivre, sel, herbes type ciboulette ou persil, huile de sésame, d’olive ou même de truffe, vinaigre, copeaux de parmesan, fruits frais type pomme acide… Faites confiance à votre intuition riche de vos expériences culinaires.

Associés à de la viande ou du poisson cru, ils représentent un plat principal équilibré et plein de saveurs.

Vous l’aurez compris, rapides, sains et savoureux, ces carpaccios ont toutes les qualités pour se faire la part belle au sein de vos habitudes alimentaires !